On attendait un feu d'artifice offensif en ce jour de fête nationale, mais il a finalement été annulé. L'équipe de France a été éliminée de la Coupe du monde par une redoutable équipe d'Espagne, qui l'a fait déjouer dans les grandes largeurs en demi-finales (0-2), mardi 14 juillet à Dallas. Cela faisait un moment qu'on n'avait plus senti des Bleus aussi impuissants dans la surface adverse, jamais depuis le passage à quatre offensifs, et plus généralement pas depuis une autre gifle reçue contre la Roja à l'Euro 2024 (1-2).

Au Texas, la production offensive des hommes de Didier Deschamps a été réduite à peau de chagrin : 0,3 xG (buts attendus au vu de la qualité des frappes), pour dix tirs dont seulement trois cadrés et la plupart dans le temps additionnel, quand tout était déjà plié. Depuis soixante ans que la référence des statistiques Opta analyse le Mondial, c'est tout simplement du jamais vu pour l'attaque tricolore.

"On n'a pas montré l'image qu'on voulait montrer. C'était un match délicat pour trouver les joueurs devant. Les Espagnols ont été meilleurs, il faut l'accepter. On va apprendre de nos erreurs", reconnaissait le défenseur Maxence Lacroix après son entrée en jeu au bout d'une demi-heure pour suppléer William Saliba, incapable de continuer.