Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Disparitions Disparitions Disparitions Médias Médias Médias Autrice de plusieurs livres, elle était devenue une figure populaire grâce à sa participation à l’émission « La Grande Famille » sur Canal+, dans les années 1990, avant d’intégrer en 1998 la rédaction de « Psychologies Magazine », où elle est restée près de trente ans. Article réservé aux abonnés Née à Châteauroux le 30 avril 1946, Claude Halmos, psychanalyste bien connue pour ses interventions médiatiques, est morte à Paris le 9 juillet, à l’âge de 80 ans, des suites d’une infection pulmonaire. En 1918, son grand-père paternel, juif hongrois, avait changé son patronyme (Rosenthal) pour échapper à l’antisémitisme. Ce qui n’empêchera pas une partie de sa famille d’être exterminée. Rescapé de la Shoah, le fils s’était installé comme commerçant à Paris. Sans aucun doute, la passion que Claude Halmos vouait à l’enfance en détresse remontait à sa propre enfance. Elle disait volontiers à quel point le silence sur ses origines avait été déterminant dans tous ses engagements, d’abord comme militante trotskiste en mai 1968, puis comme psychanalyste après ses études littéraires. Membre de l’Ecole freudienne de Paris, elle reçoit sa formation sur le divan de Francis Hofstein, suit une étonnante supervision avec Jacques Lacan (1901-1981), avant de devenir l’élève de Françoise Dolto (1908-1988). Elle sera présente dans toute l’aventure du lacanisme en France, participant à l’essor de la fameuse Ecole expérimentale de Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne) fondée en 1969 par Maud Mannoni (1923-1998) – elle contribuera plus tard au livre collectif Un lieu pour vivre. Les enfants de Bonneuil, leurs parents et l’équipe des soignants (Seuil, 1984) –, puis s’intégrant à diverses autres institutions. Il vous reste 67.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La mort de Claude Halmos, psychanalyste passionnée et intransigeante, vouée à l’enfance en détresse
Autrice de plusieurs livres, elle était devenue une figure populaire grâce à sa participation à l’émission « La Grande Famille » sur Canal+, dans les années 1990, avant d’intégrer en 1998 la rédaction de « Psychologies Magazine », où elle est restée près de trente ans.








