Livres Collaboratrice du magazine “Psychologies” et intervenante régulière dans les médias, Claude Halmos avait travaillé aux côtés de Françoise Dolto, notamment dans des institutions comme la pouponnière d’Antony. Claude Halmos est décédée à l’âge de 80 ans. Photo Serge Picard / Agence VU Par Télérama, avec AFP Publié le 17 juillet 2026 à 10h39 La psychanalyste Claude Halmos, spécialiste de l’enfance qui intervenait fréquemment dans les médias, est morte le 9 juillet à l’âge de 80 ans d’un arrêt cardiaque, a annoncé jeudi 16 juillet le magazine Psychologies, auquel elle collaborait. « Depuis vingt-huit ans, Claude Halmos répondait aux questions que lui posaient les lecteurs et lectrices de notre journal. Par ses mots, mais également par sa pratique de psychanalyste, elle a aidé un nombre inimaginable de gens à comprendre qu’ils avaient le droit de parler de leur souffrance », a écrit Psychologies dans un hommage mis en ligne sur son site. Claude Halmos a été inhumée mercredi, a précisé à l’AFP la journaliste Violaine Gelly, qui a signé l’hommage pour Psychologies et a longtemps travaillé à ses côtés. Cela faisait partie « de ses dernières volontés » que sa mort « ne soit pas rendue publique avant l’enterrement », a ajouté Violaine Gelly. À lire aussi : Claude Halmos : “Rendre un enfant autonome, c’est l’accompagner et soutenir son moral” Claude Halmos est longtemps intervenue sur la radio publique France Info, avec les chroniques Savoir être de 2007 à 2016 puis C’est dans ma tête de 2016 à 2022. A la télévision, elle était chroniqueuse dans l’émission La Grande Famille sur Canal+ dans les années 1990. Elle a également écrit de nombreux ouvrages consacrés à l’enfance. « Claude Halmos a été l’une des voix remarquables de France Info. Pendant près de vingt ans, elle a parlé de psychologie sur notre antenne avec pédagogie, rigueur et empathie », a réagi la directrice de France Info, Agnès Vahramian, auprès de l’AFP, en présentant les « sincères condoléances » de la radio à sa famille et à ses proches. Formée par Lacan Claude Halmos s’était formée à la psychanalyse auprès de Jacques Lacan et avait travaillé aux côtés de Françoise Dolto, notamment dans des institutions comme la pouponnière d’Antony. Dans son hommage, Violaine Gelly souligne qu’il ne faut pas la réduire « injustement à une image de “psy des enfants” », même si, « comme tous les sans-voix, ils furent au cœur de son travail, elle dont la souffrance de ne pas en avoir était inconsolable ». « Au-delà de son image un peu froide, c’était une personne pétrie de contradictions et extrêmement attachante », a-t-elle ajouté. La famille paternelle de Claude Halmos était d’origine juive hongroise, et une partie a péri dans les chambres à gaz. « En 2012, devant la justice, elle avait obtenu le droit d’accoler à Halmos le nom originel de sa famille, Rosenthal, que son grand-père hongrois, face à la montée de l’antisémitisme, avait abandonné en 1918 », est-il rappelé dans Psychologies. À lire aussi : Claude Halmos : “Les conséquences psychologiques de la pauvreté sur les enfants sont énormes” Livres Télévision Radio & Podcasts Enfants Disparition psychanalyse Psychologie Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner