Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Procès Procès Procès Un meurtre, deux tentatives d’assassinat et plusieurs passages à tabac… Après plus de trois mois d’audience, la cour d’assises spécialement composée de Paris a rendu son verdict, vendredi 17 juillet, contre les 22 accusés impliqués dans les agissements criminels d’une officine nichée dans une loge maçonnique des Hauts-de-Seine. Read in English Article réservé aux abonnés Ils étaient venus avec un sac ou une valise, le plein de vêtements. Dans l’éventualité, tant redoutée, où il leur faudrait partir en détention. Mais vendredi 17 juillet, au dernier jour du procès Athanor, du nom de cette ancienne loge maçonnique dont plusieurs membres ont orchestré une vaste officine criminelle de 2016 à 2020, la grande majorité des 15 accusés qui comparaissaient libres a pu ramener son linge à la maison. Après trois mois et demi d’audience, durant lesquels il fut question de tabassages, d’incendies volontaires, de barbouzeries très violentes, et surtout d’un meurtre et de deux tentatives d’assassinat, réalisés dans le cadre de « contrats » plus illégaux les uns que les autres, il a fallu moins d’une demi-heure à la présidente de la cour d’assises spécialement composée de Paris, Caroline Viguier, pour lire le verdict concernant les 22 accusés de ce tentaculaire dossier. Par souci de temps, la magistrate n’est pas entrée dans le détail des motivations de la cour. A l’égard des acteurs « périphériques » de l’affaire, aux rôles secondaires, les réquisitions du parquet, le 7 juillet, ont été sensiblement allégées lors du verdict. Neuf condamnés l’ont été à des peines inférieures ou égales à cinq ans d’emprisonnement, partiellement assorties de sursis. Parmi eux figure un policier corrompu contre qui le ministère public avait demandé douze ans de réclusion criminelle. Les lourdes réquisitions visant les « têtes pensantes » de ce réseau criminel aux contours flous et mouvants ont en revanche été confirmées ou aggravées. Ainsi, les deux « frères » francs-maçons de la loge Athanor, l’ex-policier Daniel Beaulieu, 72 ans, et l’ancien journaliste reconverti dans l’intelligence économique Frédéric Vaglio, 55 ans, organisateurs des « contrats » les plus violents, ont été condamnés respectivement à trente ans et à vingt-cinq ans de réclusion criminelle. Soit les réquisitions exactes du parquet. Il vous reste 65.29% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au procès Athanor, les « têtes pensantes » du réseau criminel condamnées à vingt-cinq ans et trente ans de prison
Un meurtre, deux tentatives d’assassinat et plusieurs passages à tabac… Après plus de trois mois d’audience, la cour d’assises spécialement composée de Paris a rendu son verdict, vendredi 17 juillet, contre les 22 accusés impliqués dans les agissements criminels d’une officine nichée dans une loge maçonnique des Hauts-de-Seine.







