Carl Esnault (ici masqué), militaire et membre de la loge Athanor, dont l’arrestation a précipité la chute de l’officine, à la cour d’assises du palais de justice du tribunal judiciaire de Paris, le 30 mars 2026. THOMAS SAMSON/AFP
La cour d’assises spécialement composée de Paris a prononcé, vendredi 17 juillet, des peines allant de six mois de prison avec sursis à trente ans de réclusion à l’encontre de 17 des 22 accusés poursuivis pour leur implication dans les agissements criminels d’une officine implantée au sein d’une loge maçonnique des Hauts-de-Seine, Athanor.
Cinq accusés ont été acquittés. Les peines les plus lourdes ont été prononcées à l’encontre des deux fondateurs de l’officine et de son principal exécutant : trente ans de réclusion criminelle pour l’ancien agent des renseignements intérieurs Daniel Beaulieu, vingt-cinq ans pour Frédéric Vaglio, son frère de loge chargé de décrocher les contrats criminels, et vingt-sept ans pour Sébastien Leroy, l’homme de main.
Dylan Bilheude, désigné comme l’auteur du tir mortel sur le pilote Laurent Pasquali, a été lui acquitté au bénéfice du doute, tout comme le couple formé par Alain et Nancy Maarek, qui n’a, selon la cour, « pas donné instruction » de commettre un meurtre. Mercredi, lors de ses derniers mots devant la cour avant le retrait des cinq magistrats professionnels pour délibérer, M. Bilheude avait de nouveau affirmé son innocence : « Tout ce que je veux, c’est avoir une vie normale, une vie simple (…), être présent pour ma compagne et mon bébé qui va naître. »









