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ReportageHypothermie, « coup de chaud » et détresse respiratoire… Les différents services du CHU ont dû serrer les rangs pour prendre en charge les patients souffrant des effets de la canicule. Grâce, notamment, au protocole de « refroidissement thérapeutique », la situation semble maîtrisée.

Dans le service de réanimation de l’hôpital Pellegrin, l’un des quatre sites du centre hospitalier universitaire (CHU) de Bordeaux, on s’autorise, entre deux vagues de chaleur, à faire les comptes. Une dizaine de patients en hyperthermie sévère ont été accueillis ici durant les derniers jours de juin. Des patients victimes d’un « coup de chaud », selon l’expression qui s’est imposée à la faveur d’un début d’été caniculaire, avec une température corporelle dépassant 40, 41, voire 42 °C, et l’« obligation vitale de la faire redescendre au plus vite », explique Vivien Guillotin, l’un des praticiens hospitaliers du service.

« Rester au-dessus de 40 °C au bout d’une heure de prise en charge est considéré comme un marqueur de gravité. A l’inverse, redescendre en dessous en trente minutes est reconnu comme un facteur protecteur », développe le réanimateur. Pour la quasi-totalité des patients admis, l’objectif a été atteint. Seule une femme de 36 ans, prise en charge dans la rue alors qu’elle convulsait déjà, « intubée sur place et refroidie ici », n’a pu être sauvée.