On a assisté à une augmentation spectaculaire du nombre de pays qualifiés pour la phase finale de la Coupe du monde de football masculin de 2026. Sur les 48 équipes qualifiées, la Fifa, l’instance mondiale du football, a décidé d'attribuer neuf places à l'Afrique. Cette nouvelle formule a servi d'expérience naturelle à l'Afrique du Nord en lui permettant d'observer les effets de cette réforme sur ses équipes.

Quatre équipes de la région ont participé à ce tournoi élargi : le Maroc (classé 7e avant la Coupe du monde), l’Algérie (28e), l’Égypte (29e) et la Tunisie (46e). Ces quatre pays voisins partagent une solide culture du football, mais ont fait des choix institutionnels différents, qui ont conduit à des résultats contrastés.

Le Maroc a consolidé sa place parmi les meilleures équipes du monde, l’Égypte a réalisé une percée, l’Algérie a essuyé des déconvenues et la Tunisie a vécu un tournoi décevant. Ces résultats mettent en lumière des modèles de développement du football concurrents et relancent un vieux débat : qui devrait entraîner les équipes nationales africaines ?

Je suis un chercheur dont les travaux portent sur les liens entre le football, la politique, les affaires et la société, en mettant l’accent sur l’Afrique du Nord. Il est clair que l’émergence de la région comme la plus performante d’Afrique lors de la Coupe du monde reflète bien plus qu’une simple réussite sportive. Elle offre des enseignements précieux sur les stratégies de développement du football à long terme, la gouvernance, les parcours des talents et les modèles d’investissement.