Les États-Unis ont bombardé l’Iran pour la sixième nuit consécutive vendredi et Téhéran les a accusés d’avoir fait des victimes en visant des infrastructures civiles, tandis que plusieurs pays alliés de Washington au Moyen-Orient ont dit avoir été ciblés par des attaques, dont contre une centrale électrique, marquant une nouvelle intensification de la guerre.L’armée américaine a affirmé avoir attaqué dans la nuit de jeudi à vendredi « des dizaines de cibles militaires iraniennes comme des sites de surveillance côtière et de défense aérienne, des infrastructures logistiques militaires et des installations maritimes ».Les autorités iraniennes ont fait état de dégâts provoqués par des frappes sur le réseau électrique du sud du pays et appelé les habitants à réduire leur consommation. Téhéran a aussi rapporté des bombardements sur des ponts, un port, un aéroport, des infrastructures de télécommunications et une gare, l’agence officielle IRNA donnant un bilan de huit morts et 20 blessés.Le président américain Donald Trump avait menacé cette semaine de frapper les ponts et les centrales électriques d’Iran si ses dirigeants ne revenaient pas à la table des négociations.« Si les Américains frappent les infrastructures de la République islamique, alors toutes les infrastructures de la région deviendront des cibles légitimes pour l’Iran », a menacé un porte-parole de l’armée iranienne.En avril, en plein conflit, le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Volker Türk avait rappelé que cibler les infrastructures civiles constituait « un crime de guerre ».Appel à économiser l’électricitéUne centrale électrique et de distillation d’eau du Koweït a été touchée vendredi par une attaque iranienne, a annoncé l’émirat, appelant les usagers « à rationaliser leur consommation d’électricité durant cette phase exceptionnelle ».La température atteint 48 °C vendredi à Koweït et 45 °C dans le sud-ouest de l’Iran.Plus tôt, les forces armées du Koweït, de Jordanie, de Bahreïn et du Qatar, autant d’alliés proches des États-Unis, ont annoncé avoir fait face à l’aube à des attaques aériennes.Un enfant a été blessé par des débris au Qatar, médiateur du conflit, où les Gardiens de la Révolution ont affirmé avoir ciblé la base américaine d’Al-Udeid, disant y avoir détruit des systèmes radar et des avions militaires, pour « punir l’agresseur ».« J’étais dans mon lit, prêt à dormir, et j’ai entendu l’alerte », a raconté à l’AFP Abu Baker, un employé gouvernemental soudanais de 27 ans habitant au Qatar. « J’espérais que ce serait au-dessus de la mer, mais ça a explosé et ma maison a tremblé », a-t-il expliqué, disant « craindre que cette guerre s’éternise ».L’Iran a aussi revendiqué des frappes en Jordanie, au Koweït et à Bahreïn contre des bases et des appareils militaires américains, justifiant certaines par des représailles à des attaques des États-Unis contre des « infrastructures urbaines » iraniennes.En outre, les Gardiens ont assuré avoir attaqué en Syrie un « centre de commandement des opérations spéciales de l’ennemi » dans la région d’Al-Tanf, frontalière de l’Irak, ce qu’une source militaire syrienne a ensuite démenti. Les États-Unis avaient annoncé en février avoir remis leur base d’Al-Tanf à l’armée syrienne après l’avoir évacuée.L’armée idéologique d’Iran a aussi dit avoir attaqué des radars américains à Oman, qui n’a pas confirmé.Les affrontements ont repris le 7 juillet après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l’Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent depuis le cessez-le-feu d’avril.
Nouveaux bombardements américains en Iran, qui réplique en attaquant des pays du Golfe
Téhéran accuse Washington d’avoir fait des victimes en visant des infrastructures civiles.














