Un couple gay pose en Ouganda, le 25 mars 2023. La même année, les autorités ougandaises avaient adopté une loi faisant de « l’homosexualité aggravée » un crime capital, passible d’une condamnation à mort. AP
La justice ougandaise a annoncé, vendredi 17 juillet, l’abandon des poursuites contre deux femmes accusées de s’être embrassées en public dans ce pays d’Afrique de l’Est où est appliquée une loi anti-LGBT + considérée comme l’une des plus sévères au monde.
Le texte, voté en 2023, prévoit de lourdes peines pour les personnes ayant des relations homosexuelles et faisant la « promotion » de l’homosexualité. Un crime d’« homosexualité aggravée » est passible de la peine de mort, une condamnation qui n’est toutefois plus appliquée depuis des années en Ouganda.
Les deux femmes, toutes deux dans la vingtaine, avaient été arrêtées en février à la suite d’une plainte de voisins dans la ville d’Arua, dans le nord-ouest du pays, car elles « avaient été vues en train de s’embrasser en public », avait alors expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) la porte-parole de la police locale, Josephine Angucia.
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