Le président du Ghana, John Mahama, à Genève, en Suisse, le 18 mai 2026. PIERRE ALBOUY / REUTERS

Les parlementaires ghanéens ont adopté vendredi 29 mai après-midi une loi anti-LGBT+ qui doit désormais être ratifiée par le président John Mahama pour entrer en vigueur, après le durcissement législatif de plusieurs pays africains contre l’homosexualité.

Le texte « sur les droits sexuels et les valeurs familiales » est considéré comme très répressif car il prévoit jusqu’à trois ans d’emprisonnement pour une personne ayant eu des relations homosexuelles, et entre trois et cinq ans pour la « promotion, le parrainage ou le soutien intentionnel d’activités LGBT+ ».

Cette loi avait déjà été adoptée à l’unanimité par le Parlement en février 2024, mais l’ancien président Nana Akufo-Addo, qui était en fonction jusqu’au 7 janvier 2024, n’avait pas signé le texte de loi. Selon la constitution du Ghana, les projets et propositions de loi qui ne sont pas signés par le président avant la fin d’une législature deviennent automatiquement caducs, nécessitant un nouvel examen par le nouveau parlement.

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