Le chef de la junte du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, lors d’un entretien avec le président russe, Vladimir Poutine, à Moscou, le 10 mai 2025. ANGELOS TZORTZINIS/AFP
Le Burkina Faso a adopté, lundi 1er septembre, une loi prévoyant des peines pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison pour les « auteurs de pratiques homosexuelles ». Jusqu’à présent, aucune loi nationale ne visait particulièrement les personnes homosexuelles, qui vivent toutefois discrètement dans ce pays ouest-africain dirigé par une junte militaire.
« La loi prévoit une peine d’emprisonnement qui va de deux à cinq ans et des peines d’amende », a déclaré le ministre de la justice, Edasso Rodrigue Bayala, dans un reportage diffusé sur la télévision nationale du Burkina. Il a précisé que pour les ressortissants étrangers, la peine serait une expulsion du pays.
Le projet de loi a été adopté à l’unanimité par les 71 membres non élus de l’Assemblée législative de transition, qui fait office de Parlement depuis la prise de pouvoir de la junte militaire. Cette dernière est dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré, 37 ans, arrivé à la tête de l’Etat par un coup d’Etat en septembre 2022. Il mène depuis une politique souverainiste et hostile à l’Occident dont il critique notamment certaines « valeurs ». Le pays s’est par ailleurs rapproché de nouveaux partenaires comme la Russie ou l’Iran.











