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ReportageNaturalistes, randonneurs et autres amoureux du massif seine-et-marnais s’attristent de la disparition de riches écosystèmes et s’interrogent sur l’avenir d’un espace jusqu’ici très fréquenté mais désormais fragilisé par le passage des flammes.

La Vallée Chaude, il l’a croquée dans ses carnets et gravée dans ses souvenirs. Quand on l’interroge sur ce haut lieu de biodiversité, au cœur de la forêt des Trois Pignons, à Fontainebleau (Seine-et-Marne), Guillaume Larrègle décrit « des orchidées rares sur un coteau calcaire, une lande recouverte de callunes et de bruyères, sur fond de chaos rocheux et de pins sylvestres ». Depuis 2019, le naturaliste y réalise des inventaires scientifiques, suit l’évolution des habitats, des populations d’oiseaux, de la flore et des insectes. Il connaît en profondeur ce site d’exception, passé en quelques minutes d’un tapis de bruyères en fleurs, à une étendue de cendre.

La Vallée Chaude, sur la commune de Noisy-sur-Ecole, fait partie des 2 050 hectares du massif forestier de Fontainebleau qui ont été parcourus par les flammes à partir du dimanche 12 juillet. Depuis mardi, le feu est fixé, mais les pompiers font face à des reprises récurrentes ; celles-ci perdureront plusieurs semaines, selon le chef des opérations, jusqu’au noyage total du périmètre brûlé.