Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Michael Bunel/Le Pictorium POUR « LE MONDE » Planète Planète Planète Biodiversité Biodiversité Biodiversité Par Perrine Mouterde Publié aujourd’hui à 06h00 Article réservé aux abonnés ReportageLes gestionnaires du massif forestier situé à proximité de la capitale, l’un des sites les plus riches d’Europe en termes de biodiversité, réfléchissent à la manière de faire face à l’afflux croissant de visiteurs. Ils ont des chaussures de randonnée au pied, un gros matelas rectangulaire d’escalade sur le dos ou un vélo à la main : en ce matin de jour férié ensoleillé, une foule de tous âges a pris place dans un train, bondé comme un métro à l’heure de pointe, direction Fontainebleau (Seine-et-Marne). A une quarantaine de minutes de Paris, le train stoppe au beau milieu de la forêt, l’arrêt ne figurant sur aucun plan. Les visiteurs s’éparpillent directement dans le massif. A ses abords, certains parkings sont saturés et débordent aux alentours, suscitant l’exaspération de riverains. A l’entrée du parking Cailleau, Thierry Gille, chapeau de paille sur la tête, essaie de repérer comment rejoindre la zone de sable du massif des Trois Pignons, l’un des secteurs les plus fréquentés de Fontainebleau. Susie Devaris et Philippe Préjent lui indiquent l’itinéraire : tous deux sont des « Chouettes », le nom donné par l’Office national des forêts (ONF) aux bénévoles qui accueillent le public dans le massif. Avec leurs casquettes et gilets verts, ils sont aux premières loges pour constater l’explosion de la fréquentation. « On voit la forêt souffrir avec la chaleur, la sécheresse, les parasites… La surfréquentation est une pression de plus », remarque Philippe Préjent. Sur son bras droit, Susie Devaris s’est fait tatouer une fougère, un pin, une bruyère, un champignon et un rocher. « On essaie de sensibiliser les gens, par exemple au fait que leurs chiens peuvent déranger la faune pendant la période de nidification, mais c’est difficile », admet-elle. Il vous reste 81% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La forêt de Fontainebleau menacée par une surfréquentation, entre sites d’escalade pris d’assaut et parkings saturés
Les gestionnaires du massif forestier situé à proximité de la capitale, l’un des sites les plus riches d’Europe en termes de biodiversité, réfléchissent à la manière de faire face à l’afflux croissant de visiteurs.








