Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Syndicats Syndicats Syndicats Remarqués pendant la controverse autour du travail le 1ᵉʳ-Mai, deux agents représentant le syndicat SUD ont été convoqués jeudi à un conseil de discipline. Ils sont soutenus par les organisations syndicales et des parlementaires de gauche. Article réservé aux abonnés Le ministère du travail traverse de nouveau une période agitée. Deux agents de cette administration, basés à Grenoble et représentant le syndicat SUD-Travail-Affaires sociales, ont été convoqués à un conseil de discipline, jeudi 16 juillet, à Paris, au motif qu’ils contesteraient la chaîne hiérarchique de manière aussi agressive qu’injustifiée. Les mis en cause réfutent les griefs, affirmant être victimes de mesures de représailles dont l’unique objet est de les réduire au silence. Ce conflit, qui dure depuis des mois, met en lumière une situation de grande souffrance au sein de l’ensemble d’un service et capte l’attention de personnalités politiques de gauche, dont des parlementaires, qui ont récemment interpellé le gouvernement. Les deux fonctionnaires visés par la procédure disciplinaire, Pierre Boutonnet et Benoît Verrier, sont inspecteurs du travail depuis plus de dix ans dans l’Isère. Selon toute vraisemblance, la commission réunie jeudi pour examiner les « manquements » qui leur sont imputés ne se penchera pas sur leur cas, les intéressés ayant demandé un report, car ils ne pouvaient pas se rendre disponibles. Dans ce différend, il est malaisé d’y voir clair, car le ministère se montre rétif à prendre la parole tandis que MM. Boutonnet et Verrier médiatisent l’affaire, avec l’appui de leur syndicat et de trois autres organisations (CGT, CNT, FSU). Un élément, au moins, paraît incontestable : les tensions datent de plusieurs années et s’avèrent extrêmement vives, au point que la justice pénale a été saisie. Les deux mis en cause sont accusés de créer le désordre dans leur service en défiant constamment l’autorité : refus de participer à des entretiens individuels d’évaluation et à des réunions, critiques récurrentes contre les changements d’organisation découlant de réformes législatives ou de décisions prises à Paris, « violence verbale », courriels « irrespectueux », etc. Le comportement des deux hommes est considéré comme d’autant plus répréhensible qu’il encouragerait d’autres agents à s’opposer aux chefs, dans un phénomène de groupe dont ils seraient les leaders. Résultat : l’ambiance est irrespirable et une responsable d’unité de contrôle, se disant victime d’attaques insupportables, a obtenu deux arrêts de travail, en 2024 puis en 2025, pendant un peu plus de cinq mois au total. Il vous reste 71.65% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La mise en cause de deux inspecteurs du travail vire à l’affaire politique pour le ministère
Remarqués pendant la controverse autour du travail le 1ᵉʳ-Mai, deux agents représentant le syndicat SUD ont été convoqués jeudi à un conseil de discipline. Ils sont soutenus par les organisations syndicales et des parlementaires de gauche.









