Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Rassemblement national (RN) Rassemblement national (RN) Rassemblement national (RN) L’édile d’extrême droite Steeve Briois a suspendu sans traitement deux agents encartés à SUD, malgré l’avis négatif du conseil de discipline. « Pure discrimination syndicale », selon l’avocat des plaignants. Article réservé aux abonnés Depuis le début de mai, ils ne reçoivent plus de traitement. Révoqués par la mairie d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), dirigée par le Rassemblement national (RN), deux syndicalistes SUD ont perdu leur travail et, de fait, leurs revenus. Pour Fabienne Payen, employée à l’état civil, c’est pour un an. Pour Djelloul Kheris, animateur auprès des enfants, notamment sur le temps de cantine, la peine est doublée. Révoqué pour deux ans. Tous deux ont porté l’affaire, ce jeudi 25 juin, devant le tribunal administratif de Lille pour demander la suspension de ces sanctions. L’un comme l’autre avaient été convoqués, en début d’année, devant le conseil de discipline réservé aux fonctionnaires territoriaux – il est présidé par un magistrat administratif – qui n’a pas reconnu de faute méritant les sanctions décidées par Steeve Briois, le maire (RN) d’Hénin-Beaumont. « Mais son avis n’est que consultatif », regrette Djelloul Kheris, pas trop rassuré avant l’ouverture de l’audience du tribunal administratif, même si l’avis négatif du conseil de discipline plaide plutôt en leur faveur. « Le tribunal ne jugera pas sur le fond, mais sur l’urgence de notre situation », explique M. Kheris. Et, de fait, quand on se retrouve du jour au lendemain sans plus aucun revenu, rien n’est simple. Djelloul Kheris s’est inscrit à France Travail, encore surpris d’être désormais dans la peau d’un demandeur d’emploi, lui qui a toujours travaillé et qui est décrit comme « un bon agent, engagé, et actif dans la vie associative ». Fabienne Payen n’en est pas encore là. Elle est en train de démêler sa situation et raconte les charges qu’il faudra bien assumer, alors que son mari est retraité et que le couple ne roulait déjà pas sur l’or. Il vous reste 66.67% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.