Des syndicalistes rassemblés devant la Bourse du travail de Carcassonne, le 13 mai 2026. ED JONES / AFP
Environ 200 syndicalistes se sont rassemblés, mercredi 13 mai, devant la Bourse du travail de Carcassonne, un bâtiment municipal dont le maire de la préfecture de l’Aude, Christophe Barthès (Rassemblement national, RN), veut déloger plusieurs organisations syndicales hostiles à son égard, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse.
Le 30 avril, au lendemain d’une manifestation contre ses premières mesures, Christophe Barthès, élu en mars à la tête de cette ville de 50 000 habitants, a appelé la CGT, la FSU, SUD et la CFDT à restituer les bureaux qu’elles occupent gratuitement. « [La] CFDT, SUD, [la] CGT et [la] FSU ont choisi de s’opposer au choix exprimé par les Carcassonnais le 22 mars dernier. Ces syndicats nationaux ont profité pendant trop longtemps des largesses des contribuables », avait-il dit.
Présent lors du rassemblement de mercredi, Patrick Borde, cosecrétaire départemental de la FSU, juge l’argument du maire « honteux » et dénonce une « atteinte à la liberté d’expression, de manifester ». « Notre activité, elle est dans le sens de l’intérêt général. Ces locaux, c’est un lieu de travail, destiné à accueillir les salariés du privé et du public qui en ont besoin. (…) Si un maire RN engage des représailles car des syndicats manifestent, que se passera-t-il dans le pays si le candidat RN est élu en 2027 », s’est interrogé le syndicaliste.






