Une nouvelle étape est franchie pour le projet de loi "Ripost". L’Assemblée nationale a largement approuvé en première lecture, ce mercredi 15 juillet, le projet Réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public (Ripost). Le texte, présenté comme un arsenal de mesures destiné à renforcer la sécurité du quotidien, cible plusieurs phénomènes considérés comme des troubles à l’ordre public, notamment la consommation de protoxyde d’azote, les rodéos urbains ou encore les free parties.
Au total, 366 députés ont voté en faveur du projet de loi, contre 182. Le camp gouvernemental a bénéficié du soutien des députés de l’extrême droite pour faire adopter le texte face à une gauche unie.
Déjà adopté par le Sénat, le projet de loi entre désormais dans une nouvelle phase de son parcours parlementaire. Une commission mixte paritaire, réunissant députés et sénateurs, doit tenter d’aboutir à une version commune du texte. Si un compromis est trouvé, ses conclusions pourraient être soumises à un vote définitif au Parlement dès le mardi 21 juillet.
Le RN vote pour, les socialistes basculent dans l’opposition
Le texte a été adopté grâce aux voix du camp gouvernemental et du RN. "Le groupe Rassemblement national votera ce texte, même s’il est imparfait", avait annoncé le député Michaël Taverne, qui a toutefois dénoncé le "bilan" d’Emmanuel Macron en matière de sécurité et qualifié le projet de loi de texte "fourre-tout", destiné selon lui à "donner bonne conscience" au gouvernement.









