Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Téléphonie mobile Téléphonie mobile Téléphonie mobile L’institution était jusqu’alors en balance avec la Commission européenne pour étudier la vente du groupe de Patrick Drahi à ses concurrents. Les intéressés jugent l’autorité française plus accommodante que Bruxelles. Article réservé aux abonnés Cette décision était très attendue par les opérateurs télécoms. Mercredi 15 juillet, l’Autorité de la concurrence a indiqué, dans un communiqué, qu’elle étudierait le rachat de SFR par ses rivaux Bouygues Telecom, Free et Orange. Jusqu’alors, on ignorait qui, de l’institution présidée par Benoît Cœuré ou de la Commission européenne, devrait se prononcer sur cette opération à 20,35 milliards d’euros, qui vise à partager le groupe de Patrick Drahi entre ses concurrents. Or, plusieurs acheteurs ne cachaient pas leur préférence pour Paris, jugé plus accommodant que Bruxelles. Dans le sillage de l’accord du 6 juin sur la vente de SFR, Orange et Bouygues Telecom ont chacun envoyé un dossier à l’Autorité de la concurrence française, afin de lui notifier leurs parts respectives du rachat. Mais Iliad, la maison mère de Free, a dû envoyer le sien à la Commission européenne, en raison du poids de ses activités en Europe comparativement à la France. Le groupe de Xavier Niel (actionnaire à titre individuel du Groupe Le Monde) a d’emblée demandé que son dossier soit rapatrié à Paris, pour y être étudié conjointement avec ceux de Bouygues Telecom et d’Orange. La Commission européenne a finalement donné son feu vert, « [considérant] que l’Autorité française de la concurrence était la mieux placée pour examiner cette opération de concentration [concernant Iliad], au regard notamment de son impact sur le marché national », précise le communiqué. « Au moins dix-huit mois » d’instruction L’Autorité de la concurrence précise aussi que, « compte tenu de la complexité » de ce rachat, son instruction devrait durer « au moins dix-huit mois ». Interrogés, Altice (la maison mère de SFR), Bouygues Telecom, Orange et Free n’ont pas souhaité faire de commentaire, mais nul doute que cette décision les arrange. Orange, en particulier, avait fait son possible pour boucler l’acquisition complète de MasOrange, son opérateur en Espagne, dans la foulée de l’accord pour le rachat de SFR, afin de pouvoir envoyer son dossier à Paris plutôt qu’à Bruxelles. Il vous reste 34.2% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.