Cinéma La WGA, le syndicat des scénaristes états-uniens, a lancé mardi des poursuites judiciaires contre le projet de rachat de Warner par Paramount, qui “menace la santé économique et créative de l’industrie américaine du divertissement”, selon la plainte. Le rachat de Warner par Paramount a déjà reçu l’assentiment du ministère américain de la Justice. Photo Justin Sullivan/Getty Images/AFP Par Télérama, avec AFP Publié le 15 juillet 2026 à 11h13 Les obstacles s’accumulent sur le chemin de la fusion entre Warner Bros Discovery et Paramount Skydance. Au lendemain d’une procédure lancée par la Californie et onze États américains, c’est au tour de la WGA (le syndicat des scénaristes américains) de lancer des poursuites en justice pour s’opposer à ce rachat, en arguant que ce mariage violerait le droit à la concurrence et nuirait à la profession. Malgré l’assentiment du ministère américain de la Justice, une partie de Hollywood espère encore pouvoir faire machine arrière. Beaucoup craignent que ce mariage à 110 milliards de dollars ne débouche sur des suppressions d’emplois massives dans une industrie ayant déjà connu plusieurs vagues de fusions et de licenciements. Si l’opération aboutit, la famille Ellison, propriétaire du conglomérat Paramount Skydance et proche de Donald Trump, contrôlerait deux chaînes d’information, CBS News et CNN, deux grands studios de cinéma, Paramount Pictures et Warner Bros, ainsi que deux plateformes de streaming, Paramount + et HBO Max. Le nouveau géant deviendrait « le plus grand acheteur de programmes cinématographiques et télévisuels originaux aux États-Unis », ce qui « menace la santé économique et créative de l’industrie américaine du divertissement », souligne la WGA dans sa plainte. Rival solide Il serait « le plus grand employeur de scénaristes, doté d’un pouvoir considérable pour faire baisser nos salaires, éliminer les opportunités pour les scénaristes émergents, supprimer des emplois dans l’ensemble du secteur et produire moins de programmes, ce qui aurait des répercussions sur la diversité narrative », a insisté dans un communiqué Tom Fontana, le président de la branche Est du syndicat des scénaristes. « Cette fusion n’est pas inévitable et nous nous battons pour l’empêcher », a-t-il ajouté. Paramount, qui s’est livré à une guerre d’enchères contre Netflix pour mettre la main sur Warner Bros, soutient de son côté que l’opération donnera naissance à un rival solide pour concurrencer Netflix, Amazon et Apple. Pour convaincre, le conglomérat s’est engagé à sortir au moins trente films annuellement qui resteront en salles au minimum 45 jours. Outre les procédures en cours aux États-Unis, le suspense entourant son rachat de Warner perdure dans l’Union européenne et au Royaume-Uni, où les régulateurs n’ont pas encore donné leur feu vert. À lire aussi : Naissance d’un géant du divertissement : Warner mange Paramount À lire aussi : Rachat de Warner Bros. par Paramount : CNN en danger de “trumpisation” ? Cinéma Hollywood Warner Bros Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner