Devant la résidence de la porte-parole du parti Reform UK, Ann Widdecombe, où elle a été retrouvée morte, à Haytor (Royaume-Uni), le 11 juillet 2026. JACK TAYLOR/REUTERS

Ann Widdecombe, figure de la droite conservatrice au Royaume-Uni dont le meurtre fait l’objet d’une enquête de la police antiterroriste, a été victime d’une « attaque ciblée », a déclaré, mardi 14 juillet, Laurence Taylor, le chef de la police antiterroriste britannique. « L’enquête étant en cours, je ne peux pas donner beaucoup de détails », a-t-il toutefois prévenu lors d’une conférence de presse.

Ann Widdecombe, ancienne députée conservatrice âgée de 78 ans, a été retrouvée morte, jeudi 9 juillet, à son domicile dans le Devon, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Elle était la porte-parole du parti anti-immigration Reform UK. Son corps présentait de « graves blessures » mais la piste terroriste avait, dans un premier temps, été écartée, avant que la police antiterroriste ne soit saisie, lundi.

« Nous continuons à chercher à déterminer l’ampleur de la planification ou de la préparation éventuelle, ainsi que les motivations qui sous-tendent cette attaque », a fait savoir Laurence Taylor, mardi. La veille, il avait brièvement évoqué « de nouvelles informations et de nouveaux éléments de preuve » justifiant la saisine de la police antiterroriste, tandis que la ministre de l’intérieur, Shabana Mahmood, parlait de « plusieurs pistes ».