Les autorités britanniques considèrent désormais comme un acte terroriste le meurtre d’Ann Widdecombe, porte-parole du parti anti-immigration Reform UK et ancienne députée conservatrice, a annoncé la police, lundi 13 juillet.
Le principal suspect, un « ressortissant britannique blanc » de 28 ans, de Rotherham, dans le Yorkshire du Sud, initialement arrêté pour meurtre, puis relâché samedi, a été de nouveau arrêté, soupçonné cette fois d’avoir commis, préparé ou incité à commettre des actes de terrorisme, a fait savoir l’unité antiterroriste du sud-est de l’Angleterre.
Le chef de la police nationale antiterroriste, Laurence Taylor, a confirmé : « En nous appuyant sur les progrès réalisés par nos collègues de la police du Devon et des Cornouailles, nous disposons désormais de nouvelles informations et de nouveaux éléments de preuve qui conduisent les services antiterroristes à prendre la direction de l’enquête. » « La police explore plusieurs pistes afin d’établir les motivations de cette attaque », a commenté sur X la ministre de l’intérieur, Shabana Mahmood.
Revirement de la police
Le chef adjoint de la police locale, Matt Longman, a déclaré samedi après-midi que l’attaque avait probablement « eu lieu mercredi 8 juillet vers 12 h 30 », soit vingt-quatre heures avant la découverte du corps de Mme Widdecombe. La veille, il avait affirmé ne disposer « d’aucune information permettant d’affirmer qu’il s’agi[ssait] d’un crime à caractère politique ».












