France PolitiqueRenaissanceLRPSEELVRNÉlectionsLFIChronique. Cette douleur n'a pas trouvé ses raconteurs. Or la mémoire n’est pas un luxe, c’est un acte moral et politique, qui ne peut pas être à deux vitesses. Manuel VallsPublié le 14/07/2026 à 07:00bookmarkLors des commémorations de l'attentat de Nice, le 14 juillet 2025.PHOTOPQR/NICE MATIN/MAXPPPDix ans. Le 14 juillet 2016, sur la promenade des Anglais, un camion de 19 tonnes a foncé sur une foule venue admirer le feu d’artifice. Un carnage. Quatre-vingt-six morts, dont quinze enfants et adolescents. Des centaines de blessés à vie, des milliers de traumatisés, une reconstruction physique et psychologique qui n’en finit pas. Un soir de fête nationale devenu un soir de deuil pour tout le pays. J’étais Premier ministre. Je n’ai rien oublié, ni les visages, ni les cris, ni la colère. Et pourtant une question me poursuit. Où est la mémoire de Nice ?.