Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Pixels Pixels Cyberespionnage Cyberespionnage Cyberespionnage Le FSB russe est accusé par la France d’une série de piratage ayant visé des ministères et un institut de recherche travaillant sur des sujets sensibles. L’ambassadeur de Russie à Paris doit être convoqué dans les prochains jours. Article réservé aux abonnés L’ambassadeur de Russie à Paris va être convoqué dans les prochains jours, et des sanctions vont être prises par la France à l’encontre de « neuf individus et de quatre entités », responsables d’avoir mené des opérations cyber offensives contre des cibles françaises, a annoncé le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, lundi 13 juillet sur BFM-TV. Ces campagnes de cyberespionnage ont notamment visé des « entités publiques et privées appartenant aux secteurs gouvernemental, diplomatique, de la défense, de la recherche, des technologies, de l’éducation, des médias, ou encore de l’énergie ainsi que des personnes physiques à l’échelle mondiale », note l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, chargée de la protection numérique de l’Etat. C’est elle qui pilote le Centre de coordination des crises cyber (C4) français, auquel participent aussi la Direction générale de la sécurité intérieure et la Direction générale de la sécurité extérieure. Selon un communiqué publié lundi par le ministère des affaires étrangères, ces pirates d’Etat russes ont notamment visé « des comptes de messagerie Internet du ministère des armées depuis 2017, ainsi que le réseau du ministère de l’Europe et des affaires étrangères à l’ambassade de France à Moscou en 2018 ». Plus récemment, ce même groupe a également attaqué « un institut de recherche sur les technologies sensibles travaillant pour l’industrie de défense française », et ce piratage a conduit « à l’exfiltration d’un volume significatif de données ». « Turla », une unité de pointe et très active Les investigations menées par le C4 attribuent la responsabilité de cette campagne à un groupe de pirates liés au seizième centre du FSB, le renseignement intérieur russe, et plus particulièrement à son unité 61240, chargée du ciblage de la France. Ce groupe est désigné par les experts en cybersécurité sous le nom de « Turla ». Il a également mené de très nombreuses campagnes de cyberespionnage élaborées contre l’Ukraine et d’autres pays de l’est de l’Europe, comme le notaient en 2022 les experts en cybersécurité de Google. Il vous reste 54.13% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La France annonce des sanctions contre « Turla », une unité d’élite russe spécialisée dans le cyberespionnage
Le FSB russe est accusé par la France d’une série de piratage ayant visé des ministères et un institut de recherche travaillant sur des sujets sensibles. L’ambassadeur de Russie à Paris doit être convoqué dans les prochains jours.











