Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a également annoncé sur BFMTV de prochaines sanctions contre des individus et des entités.

Publié le 13/07/2026 10:03

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L'ambassade de Russie à Paris, photographiée le 5 avril 2022. (BERTRAND GUAY / AFP)

Paris convoquera l'ambassadeur de Russie en France "dans les prochains jours" , a annoncé sur BFMTV le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, lundi 13 juillet. En cause : une "vaste campagne cyber" à des fins de sabotage et d'espionnage conduite par Moscou dans une dizaine de pays européens dont la France. Il annonce par ailleurs des sanctions à venir contre "neuf individus" et "quatre entités responsables de cette campagne de cyber qui a été orchestrée par le FSB, le Bureau de sécurité, le Service de sécurité fédéral de la Russie".Le ministre a précisé que les opérations de cybercriminalité visaient notamment des ministères, des entreprises, des opérateurs avec l'objectif "soit de capter de l'information, soit de saboter le fonctionnement, par exemple, d'infrastructures ferroviaires, comme ça a été le cas en Pologne". Il a néanmoins souligné que la France avait "la capacité de détecter ces attaques" et que la France avait "considérablement renforcé [ses] défenses contre ces attaques cyber". "Nous disposons en matière de lutte contre cette agressivité ou ces agressions hybrides en provenance de la Russie, de l'un des dispositifs les plus aboutis en Europe et dans le monde."Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangèressur BFMTVCes dispositifs ont été établis par Viginum, le service officiel français chargé de la lutte contre les ingérences étrangères numériques, et l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) "dont les compétences sont reconnues dans le monde", a souligné Jean-Noël Barrot. Ils permettent de "lutter contre les campagnes de désinformation qui pourraient parasiter, par exemple, les processus électoraux".