Les signataires réagissent notamment à une rencontre entre les membres de la Convention citoyenne sur la fin de vie et le gouvernement, initialement prévue le 15 juillet, mais finalement reportée après une polémique.

Publié le 12/07/2026 11:09

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François-Xavier Bellamy, vice-président des Républicains, assiste à un rassemblement politique à Paris, le 20 juin 2026. (GUILLAUME BAPTISTE / AFP)

Le texte sur l'aide à mourir "ne peut susciter l'esprit de fête que chez des personnes ayant perdu tout sens de l'humanité", dénonce une trentaine d'avocats, médecins et professeurs de droit ou de philosophie dans une tribune publiée dimanche 12 juillet dans le Journal du dimanche. Les signataires de ce texte, dont le vice-président des Républicains François-Xavier Bellamy, réagissent notamment à une rencontre entre les membres de la Convention citoyenne sur la fin de vie et le gouvernement, initialement prévue le 15 juillet après le vote définitif de la loi ouvrant un droit à mourir, mais finalement reportée après une polémique.Selon le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, il s'agissait d'"échanger pour ce qui est finalement la fin d'un cycle qui a duré maintenant près de quatre ans pour la construction de cette loi". Le Conseil économique, social et environnemental a reconnu des "erreurs" dans sa communication, comme les mots "célébration" et "cocktail". "Telle est la France de 2026. Celle où célébrer la mort devient joyeux", jugent les signataires de la tribune.Pour eux, "nul ne devrait se réjouir qu'une courte majorité de parlementaires règle bientôt le scandale de l'accès défaillant aux soins palliatifs - moins d'un Français sur deux qui en aurait besoin, selon la Cour des comptes - par un accès aussi large à l'administration de la mort."