Parc des Buttes Chaumont, à Paris, le 24 juin 2026. RAFAEL YAGHOBZADEH POUR « LE MONDE »

Lakhdar Matoug a été condamné, vendredi 10 juillet, à 27 années de réclusion criminelle par la cour d’assises de Paris pour le meurtre de sa femme, Assia, dont il avait ensuite découpé le corps et éparpillé les restes dans le parc parisien des Buttes-Chaumont. L’avocat général avait réclamé jeudi soir une peine similaire. Les deux avocats de la défense n’auront pas réussi à convaincre le jury populaire de l’absence d’intention de tuer de celui qui a aujourd’hui 53 ans.

« Le geste mortel, est-ce qu’il l’a souhaité, est-ce qu’il l’a voulu ? Non, c’était une asphyxie mécanique », avait longuement développé Me Dominique Beyreuther dans sa plaidoirie vendredi matin. « S’il y a une part de doute sur la notion d’intention, elle doit profiter à l’accusé », avait appuyé son confrère, Me Gérard Tcholakian.

Si c’est bien pour « meurtre » que Lakhdar Matoug a été condamné, cinq jours d’audience n’ont pas permis de pleinement éclairer les raisons du passage à l’acte, cette dispute qui, selon lui, aurait dégénéré et l’a conduit à étrangler son épouse – pendant plusieurs minutes, selon les légistes, et non quelques secondes tel qu’il l’a toujours affirmé.