Près de deux millions de voyageurs sont attendus dans les gares pour ce deuxième grand week-end des départs en vacances. Bonne nouvelle : malgré les fortes chaleurs, la SNCF n'a prévu aucune annulation de TGV. En revanche, plusieurs liaisons Intercités restent supprimées en raison des températures caniculaires.
Quelques jours plus tôt, entre mardi et jeudi, la compagnie avait déjà dû adapter son plan de transport : un tiers des trains Intercités sur les lignes Paris-Clermont-Ferrand, Paris-Limoges-Toulouse et Bordeaux-Marseille avaient été supprimés, tout comme certains TER dans les régions les plus touchées par la chaleur. Quelques TGV avaient également vu leur circulation adaptée afin de préserver le matériel.
Des décisions prises à titre préventif, qui interrogent : pourquoi la chaleur peut-elle conduire la SNCF à ralentir ou supprimer des trains ? Éléments de réponse avec Bernard Aubin, ancien ingénieur transport mouvement à la SNCF et ancien secrétaire général du syndicat First.
"Un principe de précaution""Le train est un mode de transport qui permet normalement une circulation par tous les temps. Qu'il neige, qu'il vente, qu'il pleuve ou qu'il fasse chaud, il doit pouvoir circuler", rappelle d'abord Bernard Aubin. Si certaines dessertes sont néanmoins supprimées pendant les épisodes de canicule, c'est principalement parce qu'elles sont encore assurées par d'anciennes voitures Corail, mises en service dans les années 1970 et 1980.










