Pourquoi le marché du pétrole n'a-t-il pas réagi comme lors de la première flambée de tensions ?

Au premier choc, les marchés avaient paniqué. L’intervention américaine en Iran avait surpris, puis la fermeture du détroit d’Ormuz avait fait surgir le scénario noir : une coupure de 20% de l’approvisionnement mondial en pétrole. À ce moment-là, tout était réuni pour provoquer une flambée durable. Le Brent avait alors grimpé jusqu’à 115, voire 120 dollars en mars-avril.

Aujourd’hui, la situation est différente. Les bombardements ont repris, des navires ont de nouveau été pris pour cible, et Donald Trump lui-même a laissé entendre que le cessez-le-feu ne tenait plus. Pourtant, le marché ne s’emballe pas.

Le cours du Brent reste sous les 80 dollars. Autrement dit, les tensions géopolitiques ne suffisent plus, à elles seules, à faire repartir les prix du pétrole à la hausse.

Un marché saturé par une offre abondante