Dans les coulisses du défilé haute couture automne-hiver 2026-2027 de Schiaparelli, au Petit Palais, à Paris, le 6 juillet 2026. JENS WOLF

A quoi sert la haute couture en 2026 ? Cette question, à une époque où presque plus personne ne porte de vêtement sur mesure, hante les créateurs de mode. Leur réponse varie selon les saisons, mais, pour cet automne-hiver 2026-2027 présenté du 6 au 9 juillet à Paris, un consensus se profile autour de l’idée que la discipline doit être un terrain d’extravagance, un lieu pour tester les limites du vêtement, sans forcément se soucier du confort ou de la mise en valeur des corps.

« En couture, j’aime être extrême », assume Daniel Roseberry, directeur artistique de Schiaparelli. Depuis qu’il est arrivé à la tête de la création, en 2019, le Texan transforme ses mannequins en créatures à la plastique impressionnante. Alors que, pour l’été 2026, elles étaient couvertes de plumes et de bois, cette fois-ci, elles sont sculptées dans du silicone. « J’ai essayé de reproduire le processus créatif de la saison précédente, mais je me suis retrouvé complètement bloqué. La seule solution, c’était de tester des choses que je n’avais jamais faites auparavant », explique le créateur, qui a baptisé cette collection « L’appel du vide ».