Défilé Dior, collection haute couture automne-hiver 2026-2027, à Paris, le 6 juillet 2026. SARAH MEYSSONNIER/REUTERS

Presque toutes les maisons françaises, qui, historiquement, se sont lancées dans la haute couture, ont fini par y renoncer pour se concentrer sur le prêt-à-porter. Dior et Chanel font partie des exceptions, présentes sur les deux tableaux. A la fashion week haute couture automne-hiver 2026-2027, qui se tient à Paris du 6 au 9 juillet, elles ont à nouveau fait la démonstration de leur spécificité : capables de livrer les collections les plus inventives, elles possèdent les moyens de leurs ambitions. Et s’appuient toutes deux cette saison sur une mise en scène florale et fantastique.

Dior, qui a déployé une vaste structure au Musée Rodin, le 6 juillet, y a niché un jardin étrange, avec un parquet laqué noir, un plafond en miroirs et, au milieu, de luxuriantes fougères arborescentes. Jonathan Anderson, qui signe sa deuxième collection couture pour la marque, est allé puiser l’inspiration du côté d’une artiste qu’il a déjà plusieurs fois citée lors de ses années chez Loewe, l’Américaine Lynda Benglis. « Elle a vécu entre Santa Fe [au Nouveau-Mexique] et Ahmedabad [en Inde]. Ces deux villes m’ont donné l’idée d’un jardin d’été en hiver », explique le créateur.