Les années 1960 constituent une période charnière dans l’histoire d’Abdullah Ibrahim. C’est à cette époque que le maître sud-africain s’est progressivement imposé sur la scène internationale comme pianiste de jazz. Il y a posé les bases du style qui fait aujourd’hui sa renommée, alors même que son œuvre continue d’être célébrée

On se souvient surtout de lui pour avoir su créer des paysages sonores typiquement sud-africains : des harmonisations d’hymnes religieux, les rythmes ghoema du Cap et les appels islamiques à la prière. Son interprétation sur scène se caractérisait par une simplicité raffinée et une grande grande respiration musicale.

Ce tournant musical s’est accompagné d’un cheminement spirituel qui a conduit à sa conversion à l’islam et à son changement de nom : il est passé de Dollar Brand à Abdullah Ibrahim en 1968.

The World of Dollar Brand est une série d’articles qu’Abdullah Ibrahim a écrits et publiés dans le journal Cape Herald en 1968 et 1969. Ces textes éclairent les épreuves qu’il a traversées ainsi que son évolution musicale après son départ d’Afrique du Sud pour l’Europe en 1962.

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