Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Venezuela Venezuela Venezuela Six mois après l’enlèvement de Nicolas Maduro par les forces américaines, ni Washington ni le pouvoir en place n’ont convoqué d’élections. La population, sinistrée par le séisme du 24 juin, peine à se faire entendre sur la question des prisonniers politiques et du retour promis à la démocratie. Article réservé aux abonnés Le 3 juillet, malgré le double séisme qui a dévasté leur pays le 24 juin, des partisans de l’opposition vénézuélienne s’apprêtaient à fêter les « six mois de la capture de Nicolas Maduro ». Enlevé le 3 janvier avec son épouse par les forces armées américaines – une opération qui a fait plus de 100 morts –, l’ancien président est depuis enfermé dans une prison de New York. Mais à La Mare, quartier pauvre à l’ouest de La Guaira et zone la plus sinistrée par les séismes, les habitants installés sous des tentes par peur des répliques n’ont pas le cœur à la fête. D’autant que le changement espéré en janvier n’est jamais arrivé. « J’ai été tellement heureux le 3 janvier, j’ai cru que mon pays allait enfin revivre, se souvient José (les prénoms ont tous été changés), employé de la compagnie nationale d’électricité. Mais la joie de le voir menotté a fait long feu : depuis, les Américains n’ont rien fait. Pire, ils nous empêchent de retrouver la liberté et font affaire avec [la présidente par intérim] Delcy Rodriguez. » Le 3 juillet marquait en effet une autre échéance, plus discrète : celle du délai de six mois que la Constitution accorde, en cas d’« absence absolue » du président, pour convoquer une nouvelle élection. Or, ni Washington ni le Parti socialiste unifié du Venezuela, qui dirige toujours le pays, n’ont pris la moindre initiative en ce sens. Entre l’urgence humanitaire liée aux conséquences du séisme et l’absence de pression américaine, le blocage politique s’installe dans le silence. Il vous reste 77.73% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au Venezuela, la tenue d’élections et le sort des prisonniers politiques incertains après le séisme
Six mois après l’enlèvement de Nicolas Maduro par les forces américaines, ni Washington ni le pouvoir en place n’ont convoqué d’élections. La population, sinistrée par le séisme du 24 juin, peine à se faire entendre sur la question des prisonniers politiques et du retour promis à la démocratie.









