Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Défense européenne Défense européenne Défense européenne En prévoyant de consacrer 3,5 % de son produit intérieur brut à sa défense d’ici à 2029, Berlin répond aux attentes de ses alliés, qui somment le pays depuis des années de prendre davantage ses responsabilités sur la scène internationale. Mais ce réarmement ravive de vieilles peurs, notamment en France, en Italie et en Pologne. Article réservé aux abonnés Officiellement, le discours est partagé dans l’ensemble de l’Europe. Au sein de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), de l’Union européenne (UE) et dans les capitales du Vieux Continent, on se félicite qu’enfin l’Allemagne investisse sérieusement dans sa défense. En débloquant plusieurs centaines de milliards d’euros lui permettant de porter son budget dans ce domaine à 152 milliards d’euros en 2029, soit 3,5 % de son produit intérieur brut (PIB), contre 2,3 % en 2025, Berlin répond aux appels répétés à travers l’Europe et aux Etats-Unis en faveur d’investissements accrus. Mais, dans certains pays, notamment en France, en Italie ou en Pologne, cet effort financier, sans précédent depuis la guerre froide, suscite des crispations, alors que s’est ouvert, mardi 7 juillet, le sommet de l’OTAN à Ankara. « Cela fait vingt ans que Berlin est rappelé à l’ordre par tous ses alliés pour investir davantage, rappelle Camille Grand, ancien secrétaire général adjoint de l’OTAN. Tout le monde a en mémoire ce que disait Radoslaw Sikorski, le ministre des affaires étrangères polonais, en 2011 : “Je crains moins la puissance allemande que l’inaction allemande”. » Il vous reste 87.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
En Europe, la crainte du retour de l’Allemagne comme puissance militaire
En prévoyant de consacrer 3,5 % de son produit intérieur brut à sa défense d’ici à 2029, Berlin répond aux attentes de ses alliés, qui somment le pays depuis des années de prendre davantage ses responsabilités sur la scène internationale. Mais ce réarmement ravive de vieilles peurs, notamment en France, en Italie et en Pologne.








