Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Éducation Éducation Éducation Les services de la médiatrice ont traité plus de 28 000 saisines, soit 22 % de plus qu’en 2024, et 60 % de plus qu’en 2020. Celle-ci met en garde contre le fonctionnement du système éducatif, dans de nombreux cas, qui peut « provoquer ou aggraver le mal-être des usagers ou des agents ». Article réservé aux abonnés Depuis 1998, le service de médiation de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur offre une radiographie annuelle des difficultés, des incompréhensions et des souffrances exprimées par tous ceux qui côtoient le système scolaire et universitaire français. Le dernier rapport de la médiatrice, intitulé « Porter attention aux vulnérabilités, agir en faveur de la santé mentale » et publié mercredi 8 juillet, confirme la hausse continue des sollicitations de ses services, dont la mission est de pacifier les dossiers litigieux. En 2025, « confrontés à des problématiques sociétales et familiales de plus en plus complexes ainsi qu’à une forte augmentation des conflits et des violences au sein des établissements », la médiatrice et son réseau de 100 médiateurs académiques ont traité plus de 28 000 saisines, soit 22 % de plus qu’en 2024, et 60 % de plus qu’en 2020. A l’instar des années précédentes, les trois quarts des saisines émanent des « usagers » de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur – les élèves, les étudiants et leur famille. Le premier motif (39 %) concerne la vie quotidienne et les conflits en établissement, au sujet desquelles les réclamations ont bondi de 136 % en cinq ans. « Cette évolution peut s’interpréter comme le signe d’une dégradation des relations au sein de la communauté éducative », note le rapport. L’année 2025 est aussi marquée par l’envolée des saisines évoquant des violences ou des atteintes aux droits, à la dignité ou à la sécurité des enfants dans leur établissement. De 400 en 2024, elles sont passées à 1 000 en 2025, dont 70 % concernent des violences entre élèves ou étudiants. Depuis le 1er avril, une déléguée à la protection des enfants à l’école, en la personne de Christelle Gaillard, est nommée auprès de la médiatrice et prend en charge ces signalements. Un système « anxiogène » La médiatrice, Catherine Becchetti-Bizot, décèle sous cet accroissement l’expression d’un « énorme besoin d’écoute et de considération des spécificités de chacun dans un monde particulièrement anxiogène, où l’école est le réceptacle de toutes les tensions sociétales et familiales », explique-t-elle au Monde. Il vous reste 58.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Education nationale : nouvelle nette hausse du nombre de saisines de la médiatrice
Les services de la médiatrice ont traité plus de 28 000 saisines, soit 22 % de plus qu’en 2024, et 60 % de plus qu’en 2020. Celle-ci met en garde contre le fonctionnement du système éducatif, dans de nombreux cas, qui peut « provoquer ou aggraver le mal-être des usagers ou des agents ».






