Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus Études de santé Études de santé Études de santé Alors que les températures sont à la hausse, les très fortes chaleurs de juin ont marqué les esprits parmi les étudiants en médecine. De garde à l’hôpital, ils ont prêté main-forte dans un moment éprouvant mais aussi fondateur dans leur carrière de futurs médecins. Article réservé aux abonnés Vendredi 26 juin, 36 °C à Paris… il est 18 heures quand Clara (tous les jeunes professionnels interrogés ont requis l’anonymat), 23 ans, arrive aux urgences de l’hôpital où elle effectue la vingt-cinquième garde de sa vie (la personne qui témoigne n’a pas souhaité indiquer le nom de l’hôpital). Pour elle, comme pour des centaines d’externes mobilisés cette semaine-là dans les hôpitaux, cette nuit de canicule sera un moment fondateur, le premier grand choc d’une carrière qui commence. L’étudiante en cinquième année de médecine s’attend à une permanence habituelle, « intense » mais loin de la « situation apocalyptique » qu’elle évoque a posteriori. « Avec la chaleur, tout était démultiplié, raconte Clara. J’étais face à des dizaines de patients attendant dans les couloirs, assoiffés, déshydratés et pris de vertiges. » Ils sont encore une quarantaine patientant ce soir-là à minuit, contre quelques-uns d’ordinaire, lorsque le chef de garde quitte son poste. « Du jamais-vu », s’étonne encore Clara, qui se retrouve seule avec l’interne pour gérer l’afflux pendant cinq heures. Sa première pause passée, l’externe enchaîne sur un arrêt cardiaque. « On n’a même pas eu une minute pour se poser après l’avoir massé », se remémore-t-elle. Il vous reste 78.94% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La canicule, un baptême du feu pour les externes en médecine : « Je n’ai pas vécu le Covid, ça été ma première crise sanitaire »
Alors que les températures sont à la hausse, les très fortes chaleurs de juin ont marqué les esprits parmi les étudiants en médecine. De garde à l’hôpital, ils ont prêté main-forte dans un moment éprouvant mais aussi fondateur dans leur carrière de futurs médecins.







