Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Le Monde des religions Le Monde des religions Dans « Parler de Dieu. Un dialogue avec Simone Weil », le philosophe sud-coréen Byung-Chul Han livre une puissante réflexion sur l’effacement de Dieu dans les sociétés contemporaines. Article réservé aux abonnés Livre. Pour Simone Weil (1909-1943), il ressent une profonde « amitié d’âme ». Né en Corée du Sud en 1959 où il s’est formé à la métallurgie avant de s’établir en Allemagne pour y étudier la philosophie, la littérature et la théologie, Byung-Chul Han est un penseur au parcours singulier. Aujourd’hui regardé comme l’une des grandes figures de la philosophie contemporaine, il est l’auteur d’une œuvre considérable, traduite dans une trentaine de langues. Dans son dernier livre, Parler de Dieu, il noue un dialogue avec la philosophe française, convertie au catholicisme, qui est entrée dans sa vie à un moment où lui-même fit l’expérience d’une « force qui venait d’en haut ». Citant abondamment les écrits de Simone Weil, en particulier les Cahiers publiés à titre posthume dans lesquels elle nota ses pensées entre 1933 et sa mort en 1943, Byung-Chul Han interroge constamment les pensées et les intuitions religieuses ou métaphysiques de la philosophe au regard d’un présent marqué par le triomphe de la consommation et du néolibéralisme, ainsi que par l’omniprésence des écrans. Sa réflexion est guidée par une question : qu’est-ce qui, dans le monde contemporain, nous rend incapables de nous ouvrir à Dieu ? Il vous reste 60.2% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.