Le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, à Pretoria, le 19 juin 2024. SIPHIWE SIBEKO/REUTERS

Le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a promulgué, mardi 7 juillet, une réforme constitutionnelle prolongeant son mandat de deux ans, jusqu’en 2030, a annoncé le gouvernement.

« Signé, scellé et promulgué – c’est désormais la loi », a déclaré Nick Mangwana, haut fonctionnaire du ministère de l’information, dans un message diffusé sur X relayant cet acte juridique, qui supprime, par ailleurs, l’élection présidentielle au suffrage direct et a suscité de vives critiques de la part de l’opposition.

En effet, l’opposition a parlé de « coup d’Etat constitutionnel », dans un pays où le parti Zanu-PF de M. Mnangagwa, âgé de 83 ans, détient la majorité au Parlement. L’une des dispositions du texte fait donc passer les mandats présidentiel et parlementaire de cinq à sept ans. Une autre mesure donne au Parlement le pouvoir de nommer le chef de l’Etat. L’élection présidentielle au suffrage direct avait été instaurée en 1987, sept ans après l’indépendance.

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