Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Lettres de Lettres de Lettres de Tradition unique de la province canadienne, des dizaines de milliers de personnes déménagent à la même date, le 1ᵉʳ juillet. Mais ce rituel est terni depuis quelques années par de sérieuses difficultés à se reloger. Article réservé aux abonnés LETTRE DE MONTRÉAL Un grand remue-ménage à ciel ouvert. A Montréal, le 1er juillet obéit à un rituel bien rodé : dès les premières heures de la matinée, les camions de déménagement entament leur ballet dans les rues de la métropole. Devant les immeubles, chacun est occupé à transporter meubles et cartons, ou à prêter main-forte à ceux qui manquent de bras ce jour-là. D’autres arpentent les trottoirs, encombrés d’objets en tout genre, dans l’espoir de trouver la perle rare qui aurait été abandonnée par son propriétaire. Chaque année, des tonnes de meubles finissent d’ailleurs par être ramassés par la ville dans les jours qui suivent le 1er juillet. « C’est une tradition purement québécoise. Tout le monde déménage le même jour, on peut le voir avec le nombre de camions sur les routes », s’amuse Christiane Langlois, venue aider sa fille et son gendre à vider leur appartement. Quelques rues plus loin, un couple a mobilisé une armée d’amis pour déménager. Les trois étages, et les dizaines de meubles à déplacer, ne font pas peur à Pierre Fontenit, originaire de France. « C’est assez particulier de voir ça. Il y a beaucoup d’entraide, mais l’aspect négatif, c’est que le prix des camions de location explose ce jour-là… » Il vous reste 77.17% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.