Boisson énergisante à la main, boîtes dans les bras et meubles transformant les trottoirs en labyrinthe… Les Montréalais s’activent pour le classique déménagement du 1er juillet, malgré un humidex entre 40 et 45 et les 30 degrés au mercure. Le Devoir s’est promené dans la métropole pour prendre le pouls des déménageurs, des nouveaux propriétaires et des locataires en cette journée caniculaire.Remplissant un camion de déménagement avec ses deux amis Théo et Maxim, Jordan est torse nu, rouge tomate et en sueur. « C’est chaud ! », s’exclame-t-il alors qu’il est seulement 10 h. L’homme d’une quarantaine d’années qui habite Villeray n’est pas au bout de ses peines. « On en a pour plusieurs heures, on déménage de la ville à la campagne et on doit faire des allers-retours. » Jordan a dû débourser 400 $ pour louer le camion et il ne l’aura que pour six heures.Sa femme et lui voulaient un loyer plus abordable. « Avec le budget qu’on avait, on avait un petit appartement à Montréal, alors que là, on a une maison avec une cour », se réjouit celui qui a déniché la parfaite demeure à Saint-Hippolyte, sur la Rive-Nord. Son nouveau logement est à environ une heure en voiture de son appartement montréalais.