Attraper un satellite en orbite à l’aide de pinces robotisées, concevoir des machines de réhabilitation pour des patients en soins intensifs ou encore analyser l’impact de gestes chirurgicaux grâce à des dispositifs instrumentés: les activités du laboratoire dirigé par Michel Lauria, professeur de microtechnique et de génie mécanique à la Haute école du paysage, d'ingénierie et d'architecture de Genève (Hepia), couvrent un spectre particulièrement large.Au sein de l’institut d’ingénierie industrielle et informatique, étudiants et chercheurs développent des machines sur mesure, au contact direct d’un parc de prototypes et d’équipements variés, en lien étroit avec les besoins de l’industrie, de la recherche et du domaine médical.
Heidi.news. Votre laboratoire a-t-il toujours été aussi proche du tissu industriel?
Michel Lauria. Je suis arrivé en 2009, à un moment où le modèle des Hautes écoles spécialisées était déjà bien en place. L’enseignement y est important, mais la recherche appliquée aussi. Je mène un peu de recherche fondamentale, car cela permet d’explorer de nouvelles idées. Mais je travaille surtout avec des entreprises et des institutions que nous accompagnons sur des besoins concrets en recherche et développement, notamment pour concevoir de nouvelles machines.Les technologies évoluent rapidement et les entreprises n’ont pas toujours les moyens de tester ou d’explorer en interne. Nous cherchons donc à maintenir un lien étroit avec ce tissu industriel.C’est aussi essentiel pour les étudiants, que nous plongeons dans des situations très concrètes, dans des métiers aujourd’hui marqués par une pénurie de talents. D’ailleurs, beaucoup de nos enseignants sont eux-mêmes actifs dans l’industrie genevoise.








