Le Brésil s’inquiète d’un « risque de recours à la force militaire des États-Unis » sur son territoire après que Washington a classé deux groupes criminels du pays comme organisations terroristes, selon une lettre au Parlement que l’AFP a pu consulter.Le président brésilien de gauche Luiz Inácio Lula da Silva s’était opposé à cette qualification, qui selon les États-Unis autorise tous types d’intervention américaine contre les chefs de ces groupes partout dans le monde.« Cette classification unilatérale pourrait être invoquée pour justifier des actions extraterritoriales contre des institutions brésiliennes », a averti mercredi le ministre des Affaires étrangères, Mauro Vieira, dans une lettre adressée au Parlement.« Il y a un risque de recours à la force militaire des États-Unis contre le territoire national », a-t-il estimé.En mai, le gouvernement américain a fait valoir que les groupes Primeiro Comando da Capital (PCC) et le Comando Vermelho (CV) disposaient de « réseaux illicites » qui « s’étendent bien au-delà des frontières du Brésil », et a déclaré ces deux groupes comme terroristes.Ces organisations mènent notamment des opérations de narcotrafic et disposent d’autres sources de revenus illégales dans les quartiers populaires brésiliens.
Le Brésil craint un «recours à la force militaire» des États-Unis sur son territoire
En mai, Washington a désigné deux groupes criminels brésiliens comme des entités terroristes.














