Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Économie française Économie française Économie française Après l’échec des négociations, vendredi, entre Safran et Exail Technologies, l’entreprise a été courtisée par Thales qui a bouclé les conditions d’un rachat d’une valeur de 3,9 milliards d’euros pendant le week-end. Article réservé aux abonnés L’affaire a été rondement menée. Thales a annoncé, lundi 6 juillet, un accord avec la famille Gorgé afin de lui racheter une participation de 35,5 % dans Exail Technologies, fabricant de drones maritimes et de systèmes de navigation. Un prélude au lancement d’une offre publique d’achat (OPA) au prix de 134 euros par action. Cette transaction à 3,9 milliards d’euros doit permettre au géant français d’électronique de défense de muscler son offre, notamment en matière de lutte anti sous-marine, un domaine de plus en plus stratégique, comme l’ont montré les récents conflits, de la mer Noire au détroit d’Ormuz. Pourtant, trois jours auparavant, c’est avec Safran que la famille Gorgé discutait d’une éventuelle cession de sa participation. Le 26 juin, le motoriste avait déclaré mener des négociations exclusives afin de racheter ce bloc à un prix de 128,50 euros par action. Mais coup de théâtre, vendredi soir, à l’expiration de la période d’exclusivité, Exail a acté la fin de ces discussions, les deux groupes n’étant pas parvenus à s’entendre dans le temps imparti. Le chasseur de mines ayant retrouvé sa liberté de manœuvre, Thales l’a immédiatement approché avec un prix de près de 6 % supérieur. Un accord a ensuite été trouvé à l’issue d’un intense week-end de négociations. « J’ai été bluffé par la capacité de Thales à se mobiliser. Je ne pensais pas qu’un groupe aussi énorme pouvait réaliser cela », a même salué Raphaël Gorgé, le président-directeur général d’Exail Technologies, fils du fondateur de l’entreprise familiale. Il vous reste 69.44% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.