Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Turquie Turquie Turquie Alors que s’ouvre à Ankara le sommet de l’OTAN, Ekrem Imamoglu, principal opposant au président Erdogan, comparaissait lundi devant trois juridictions distinctes. Sa défense dénonce un calendrier judiciaire resserré dans la précipitation, à quelques jours de la clôture annoncée de la première phase des audiences. Article réservé aux abonnés Le contraste entre les deux scènes est saisissant, et marquera l’imaginaire collectif turc. D’un côté, les ors et le faste du sommet de l’OTAN, prévu mardi 7 et mercredi 8 juillet, au pharaonique palais présidentiel de Bestepe, à Ankara, avec une conférence de presse dès lundi, orchestrée de manière enthousiaste par son secrétaire général, Mark Rutte. De l’autre, au même moment, la froideur du tribunal de la prison de Silivri, le plus grand centre carcéral d’Europe, situé en lointaine banlieue d’Istanbul, où son maire, Ekrem Imamoglu, bête noire du président Recep Tayyip Erdogan, commence ses plaidoiries dans un procès hors norme et emblématique de la dérive du régime. Et pour cause : le procès auquel il fait face s’est ouvert le 9 mars avec 414 coaccusés, dont 59 en détention, un réquisitoire de plus de 4 000 pages, des dizaines de milliers d’annexes et 141 chefs d’inculpations qui décrivent le maire comme le chef d’une organisation criminelle – pour lesquels le parquet demande plus de 2 430 ans de prison. Selon le propre décompte d’Ekrem Imamoglu, désigné candidat à la prochaine élection présidentielle par son parti, le Parti républicain du peuple (CHP), principale formation de l’opposition, quatre jours après son arrestation, survenue le 19 mars 2025, il fait face à 17 affaires distinctes. Il vous reste 76.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
En Turquie, les plaidoiries dans le procès du maire d’Istanbul débutent dans l’ombre du sommet de l’OTAN
Alors que s’ouvre à Ankara le sommet de l’OTAN, Ekrem Imamoglu, principal opposant au président Erdogan, comparaissait lundi devant trois juridictions distinctes. Sa défense dénonce un calendrier judiciaire resserré dans la précipitation, à quelques jours de la clôture annoncée de la première phase des audiences.









