Nouvel épisode des tensions au Parti socialiste sur la route de la présidentielle. Le Premier secrétaire Olivier Faure a été désavoué lundi 6 juillet par ses députés qui n'ont pas voulu renverser Sébastien Lecornu, le Premier ministre résistant aisément à une motion de censure ciblant son "inaction climatique".

Seuls 132 députés ont soutenu l'initiative du groupe écologiste de l'Assemblée nationale, issus principalement de ce groupe et des rangs Insoumis. Vingt socialistes sur 68 l'ont votée, dont le premier secrétaire Olivier Faure, suscitant des remous en interne.

"Respecter le sens du vote du groupe (...) devrait être aussi la responsabilité et le devoir d'un premier secrétaire", a fustigé l'entourage de son principal opposant Boris Vallaud, chef des députés du Parti socialiste.

132 voix sur 289 nécessairesCe score de 132 voix est bien éloigné des 289 voix nécessaires pour faire tomber le gouvernement. Ce résultat ne faisait aucun doute, le Rassemblement national ayant annoncé ne pas vouloir "rendre service" aux Écologistes en joignant ses voix à cette partie de la gauche.

Sébastien Lecornu en a tout de même profité pour défendre son action, accusant les signataires de la motion "d'instrumentaliser les victimes" de ces épisodes successifs de forte chaleur. Surtout, cette motion de censure visait selon lui "à éprouver les rapports de force à gauche, à exercer une pression sur ses différentes composantes et à distribuer des brevets d'opposition avant l'élection présidentielle", a-t-il lancé. "Personne n'est dupe", a-t-il ajouté.