Sébastien Lecornu lors d’un vote sur une motion de censure déposée par le parti Les Ecologistes, à l’Assemblée nationale, le 6 juillet 2026. JULIEN DE ROSA/AFP
Une motion de censure contre le gouvernement de Sébastien Lecornu, déposée par le groupe des Ecologistes, a été rejetée lundi 6 juillet après-midi à l’Assemblée nationale. 132 députés ont soutenu cette motion, ce qui ne suffit pas à atteindre la majorité de 289 voix nécessaires pour faire tomber le gouvernement.
Soutenue par La France insoumise (LFI), elle avait pour but de protester contre ce qu’ils considèrent comme une mauvaise gestion de la canicule de juin. En l’absence de soutien du Rassemblement national (RN) et du Parti socialiste (PS), la motion n’avait aucune chance de passer.
S’exprimant à la tribune, le premier ministre a accusé les députés signataires de la motion de censure d’« instrumentaliser les victimes de la canicule ». « Présenter comme définitifs des chiffres qui ne le sont pas, additionner des décès de nature différente et accuser le gouvernement d’avoir des morts sur la conscience n’est pas une alerte. C’est une faute », a lancé le premier ministre dans l’hémicycle de l’Assemblée.
« On peut contester l’action du gouvernement sans instrumentaliser les victimes. On peut demander davantage sans prétendre que rien n’a jamais été fait », a-t-il ajouté, disant vouloir « distinguer ces accusations des interrogations précises et légitimes exprimées par d’autres groupes sur les moyens de mieux adapter notre pays » au changement climatique.











