Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Emploi Emploi Emploi Conditions de travail Conditions de travail Conditions de travail Chronique Jules Thomas La RATP lance lundi une campagne contre les agressions subies par ses agents, de la part du public. Outre la prévention, un employeur peut développer des moyens concrets pour réduire le risque. Publié aujourd’hui à 16h48, modifié à 16h55 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Carnet de bureau. Une conductrice de bus menacée de mort. Une agente de station frappée pendant son service. « Stop aux agressions quotidiennes » : tel est l’un des messages clés de la campagne lancée lundi 6 juillet par la RATP, et diffusée jusqu’au 12 juillet dans 130 gares et stations franciliennes. Une campagne de prévention à l’attention du public, les avertissant notamment des sanctions pénales encourues, alors que la régie a recensé 1 303 agressions physiques et 3 129 outrages ou menaces contre ses agents en 2025. Un chiffre en augmentation, qui concerne en priorité les agents de contrôle, de sûreté, de station et les conducteurs de bus. En effet, d’après l’enquête Eurofound sur les conditions de travail des Européens, en 2024, 20 % des travailleurs en contact avec le public déclaraient avoir été exposés à des comportements défavorables (violences, menaces, insultes), contre 12 % des travailleurs sans contact avec le public. Selon l’enquête « Vécu et ressenti en matière de sécurité » (VRS) du service statistique ministériel de la sécurité intérieure, les agents de la fonction publique restaient, en 2023, plus souvent victimes de violences, notamment d’injures et de menaces, que les salariés du privé : 16 % contre 15 %. Ces agressions externes concernent aussi bien les chauffeurs que les caissiers, les agents de sécurité ou encore les conseillers bancaires ou France Travail. « Tout salarié, victime ou témoin, doit être protégé, et pris en charge. Les conséquences peuvent être l’absentéisme, mais aussi le turnover », explique Benjamin Paty, responsable du laboratoire enjeux psychosociaux, travail et organisations à l’Institut national de recherche et sécurité (INRS), qui a publié un guide pratique sur le sujet, à destination des entreprises. Il vous reste 43.7% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Comment s’attaquer aux agressions subies par les salariés en contact avec le public
CHRONIQUE. La RATP lance lundi une campagne contre les agressions subies par ses agents, de la part du public. Outre la prévention, un employeur peut développer des moyens concrets pour réduire le risque.









