Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Les Décodeurs Les Décodeurs Industrie chimique Industrie chimique Industrie chimique L’initiative « Alliance pour les produits chimiques critiques » de la Commission européenne pousse plus loin encore la dérégulation, selon un rapport des ONG Corporate Europe Observatory et European Environmental Bureau. Article réservé aux abonnés Tout va très vite. Entre objectifs de « simplification » et directives dites « omnibus », le démantèlement des législations européennes se déploie sur tous les fronts à Bruxelles. Sous l’impulsion de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le détricotage des normes environnementales, en particulier, s’accélère au nom d’un impératif de compétitivité. Parmi ces processus qui se déroulent derrière des portes closes : l’Alliance pour les produits chimiques critiques (Critical Chemicals Alliance ou CCA). Cette initiative menée au pas de charge est capturée par le lobby de la chimie et pourrait déboucher sur le soutien public à des molécules toxiques, selon un rapport conjoint des organisations Corporate Europe Observatory et European Environmental Bureau (EEB), publié lundi 6 juillet et que Le Monde a pu consulter. Le processus de la CCA consiste à établir une liste de substances chimiques et de sites de production estimés « critiques pour les objectifs stratégiques » de l’Union européenne (UE). Soit des molécules qui « devraient refléter leur importance pour les secteurs stratégiques en aval, ainsi que le niveau de dépendance commerciale de l’UE », selon les termes de la Commission. La fabrication de ces molécules bénéficierait alors d’aides financières de la part des États membres dans le cadre de l’Industrial Accelerator Act. Une législation spécifique sur ces « produits chimiques critiques » pourrait également voir le jour. « Critiques – mais pour qui ? », s’interrogent les deux ONG à l’origine du rapport. Peu importe, en effet, qu’ils soient toxiques. Il vous reste 78.3% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.