Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M le mag M le mag Marine Le Pen Marine Le Pen Marine Le Pen Chronique Lucas Minisini La députée du Pas-de-Calais pourrait ne pas pouvoir se présenter à la prochaine élection présidentielle si la cour d’appel de Paris la condamnait définitivement, le 7 juillet, pour détournement de fonds publics. Son nom apparaît pour la première fois le 22 avril 1988. Publié aujourd’hui à 08h00 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés L’ambition de Marine Le Pen de se présenter à l’élection présidentielle de 2027 pourrait être stoppée net le 7 juillet. Ce jour-là, la cour d’appel de Paris doit rendre sa décision après une première condamnation de l’ex-présidente du Rassemblement national (RN), le 31 mars 2025, pour l’embauche, avec des fonds du Parlement européen, de plusieurs assistants parlementaires européens qui travaillaient en réalité pour le parti d’extrême droite. Lors du dernier jour de l’audience en appel, le 11 février 2026, le parquet a requis quatre ans de prison, dont un an ferme, et cinq ans d’inéligibilité contre la cheffe de file des députés RN. Une nouvelle condamnation l’empêcherait de se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Le nom de Marine Le Pen apparaît pour la première fois dans Le Monde le 22 avril 1988, dans un compte rendu, signé Michel Kajman, de l’entretien donné au « Grand Jury RTL-Le Monde » par Jean-Marie Le Pen, son père. Le cofondateur du Front national (FN) y annonce, en pleine campagne électorale, le déplacement de sa fille aux Antilles : « J’envoie ce que j’ai de plus précieux au monde. » Longtemps, la benjamine du clan Le Pen est cantonnée au rôle de « fille de ». Quand le président du FN obtient le meilleur score de l’histoire du parti lors du premier tour de l’élection présidentielle de 1995, avec plus de 15 % des voix, sa fille raconte qu’elle pourrait envisager de voter pour Jacques Chirac au second tour s’il promet d’introduire la proportionnelle aux élections législatives. « Mais ce ne sont que paroles de fille », précise la journaliste Christiane Chombeau le 25 avril 1995, en évoquant celle qui n’a alors aucune responsabilité politique. En avril 1997, la jeune avocate ne parvient même pas à se faire élire au comité central du parti d’extrême droite, contrairement à sa sœur Marie-Caroline. « Valeur montante » Après l’élection présidentielle de 2002, qui voit Jean-Marie Le Pen accéder au second tour, la trentenaire réussit à se frayer un chemin dans les instances du parti frontiste. « Bienvenue à Marine Le Pen », écrit le journaliste Elie Barth, le 18 février 2003 dans le quotidien du soir, à l’occasion d’un « pré-congrès » présidé par la nouvelle membre du bureau politique du FN. Il vous reste 63.86% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.