Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Violences sexuelles Violences sexuelles Violences sexuelles L’appel à la « grande marche citoyenne contre les violences sexuelles », samedi 4 juillet, lancé dans le sillage de la mort de Lyhanna, mentionne explicitement la défense des droits des enfants et révèle l’émergence du mouvement enfantiste. Article réservé aux abonnés Un mois après la mort de Lyhanna, 11 ans, l’appel à « marcher contre les violences sexuelles partout en France », samedi 4 juillet, est une réaction à l’immense émotion qu’a provoqué son meurtre ainsi qu’aux affaires qui l’ont précédé. L’actualité récente a été marquée par plusieurs révélations de violences commises sur des enfants : le dossier du périscolaire parisien, ou l’affaire de Bétharram qui a été suivie de nombreuses révélations dans d’autres établissements privés. Les chiffres sont alarmants : selon la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), 160 000 mineurs sont victimes de violences sexuelles chaque année. La mobilisation de samedi fait ainsi converger la lutte féministe et la défense des droits des enfants, comme une cause unique. Si ce n’est pas tout à fait inédit, le collectif #NousToutes qui organise la manifestation annuelle contre les violences sexuelles et sexistes l’ayant toujours inclue à ses appels, cet effort est désormais amplifié. Il s’accompagne de la diffusion d’idées et de notions nouvelles dans les sphères militantes, mais aussi dans le débat public : il est ainsi question d’« enfantisme », et, en miroir, d’« adultisme ». Que recouvrent ces notions ? Il vous reste 82.44% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.