En juin, la présentation de combats de lutte extrême sur la pelouse sud de la Maison-Blanche, pour célébrer le 80e anniversaire de Donald Trump et le 250e anniversaire de naissance des États-Unis, a engendré beaucoup de cynisme sur les réseaux sociaux.« Idiocracy a parfaitement prédit à quoi ressemblerait la Maison-Blanche dans le futur », a écrit un internaute sur X avec un montage rassemblant une capture d’écran du film de Mike Judge et une photo du bâtiment aujourd’hui. L’une montrait la piscine hors terre plantée sur la pelouse d’une Maison-Blanche projetée 500 ans dans le futur, l’autre, le terrain actuel du siège du pouvoir exécutif américain prêt à accueillir l’arène des combats de la MMA.En 2006, la satire politique de Mike Judge s’amusait de l’abrutissement des masses et de l’affaissement intellectuel des Américains en imaginant leurs conséquences à venir sur la politique du pays. Dans son monde, la présidence du pays se retrouve entre les mains du citoyen le moins demeuré, ex-lutteur et ex-acteur de film porno, Dwayne Camacho, qui va mettre alors le fonctionnement du pays à son image, au croisement du festif, de l’incompétence et des erreurs de jugement. Une image vulgaire, nourrie par ce théâtre de l’absurde, ses prises de décisions simplistes aux conséquences grotesques et qui, depuis l’entrée de Donald Trump dans la sphère politique, attise souvent les comparaisons, dans l’exagération comique, bien sûr.Les festivités du 250e anniversaire de la fondation des États-Unis, qui culminent samedi avec la célébration du jour de l’Indépendance, n’ont pas manqué de relancer cette mécanique du rire.